Le dernier des nôtres – Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Le dernier des nôtres a été l’ultime lecture de 2016 et je suis contente que l’année se soit finie ainsi. J’ai apprécié et lu rapidement cette oeuvre qui est assez rythmée. On est vite entraîné par le côté historique et le personnage principal Wern. Je ne dévoile pas toutes les subtilités de la narration afin de ne pas gâcher la lecture et l’effet de suspense.

La lecture suit deux fils conducteurs qui ont chacun leur temporalité. On se retrouve plongé dans le Manhattan des années 70 puis sous les bombardements de Dresde en 1945. L’auteur mène habilement son récit, l’équilibre se fait naturellement grâce au chapitre qui  ne renferme qu’un des deux points de vues.

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En quête d’identité…

Wern a été adopté, il ne connaît donc pas ses parents. Il est agréable pour le lecteur de découvrir cet homme en même temps que le destin de ses parents grâce à l’alternance de point de vue et de temps. Lorsqu’on fait face aux bombardements, on suit la trajectoire d’une femme qui n’est autre que sa mère dont il ne sait rien. Elle perdra la vie et a laissé ses dernières forces en donnant naissance à son fils qu’elle a pu voir quelques secondes. Le père de Wern quant à lui a été fait prisonnier par les Russes. C’est donc sa tante qui va s’occuper de lui, elle part à la recherche de son père. On est vite captivé par le côté historique qui est assez riche. Marthe retrouve après de multiples péripéties Johann qui a la mémoire endommagée. Il ne se souvient plus qu’il a un fils, sa vie s’est arrêtée au moment de son mariage.  Hitler meurt, une page commence à se tourner malgré les atrocités sans précédents qui se sont déroulés. Marthe veut quitter ce pays.

“ Marthe voulait s’éloigner aussi loin que possible de ce pays et de ce passé. Elle voulait recommencer à zéro, construire ailleurs une vie meilleure ”.

Elle a trouvé la solution, se faire passer pour sa soeur Louisa afin de rester avec le petit. Les Américains sont prêts à les accueillir.

Une histoire d’amour…

Wern grand séducteur et quelque peu fétichiste fut attiré tout d’abord par un pied puis par le reste de sa propriétaire.

“ Dès qu’elle tourna ses yeux insolents vers moi, je sus que cette fille me plaisait plus que toutes celles que j’avais pu connaître ou simplement désirer ”.

Une fois sorti du restaurant où il était avec son acolyte et colocataire Marcus, il fait tout pour savoir où elle réside. Ils retrouvent la voiture dans laquelle elle est montée et Wern décide de l’emboutir afin d’y laisser ses coordonnées pour rentrer en contact avec elle. Cela fonctionne, il a un rendez-vous. Leur relation est loin d’être banale, l’un comme l’autre ne manque pas d’imagination pour se surpasser.

“ J’aurais voulu la mettre sous cloche pour la protéger du temps et des agressions de l’air , ne la garder que pour moi ”.

Leur histoire se complique lorsqu’il va faire la connaissance des parents de Rebecca. Son père est odieux, Rebecca marque une certaine distance et sa mère semble avoir vu un fantôme. Cette dernière s’enferme avec le compagnon de sa fille dans la bibliothèque pour lui dévoiler des scarifications. Le lecteur s’interroge, ce n’est que le début. Pourquoi ne le fait-elle que devant lui ? Une distance sépare le jeune couple depuis le dîner. Elle disparaît sans s’expliquer, il n’y a pas de rupture franche. Il se plonge davantage dans le travail avec Marcus et les affaires marchent.

La demi-soeur de Wern débarque après un appel de Marcus pour soutenir son frère. Elle vit avec eux. Puis il rencontre Joan, Wern est insatisfait mais reste avec elle. Relation à sens unique pour la jeune femme.

Rebecca finit par réapparaître, elle semble très fragile. Joan est évincée. Ils prennent tous les quatre une nouvelle maison pour repartir sur de nouvelles fondations. Rebecca veut s’expliquer, raconter l’histoire de sa mère qui est rongée de l’intérieur encore aujourd’hui et qui l’a bouleversée.

À la recherche de la vérité…

C’est ici que le passé et le présent vont se recouper. La mère de Rebecca ouvre une porte vers les atrocités de la seconde guerre mondiale mais surtout de la naissance de Wern dans ce contexte. Rebecca, l’amour de sa vie, a enquêté, s’est rendue en Allemagne pour comprendre.

“ On ne peut pas aimer le fils d’un homme qui a commis ces choses là ”.

“ Tout a défilé. Armande, Andrew, mon permanent sentiment d’étrangeté. Ma différence. Ma solitude .”

Il veut savoir d’où il vient, connaître ses vrais parents.

Rebecca va rejoindre sa mère afin  d’être là pour elle. Wern en profite pour la tromper, une façon bien à lui de se venger. Peu après, l’affaire se dénoue. Il apprend que Martha est toujours en vie et habite en Louisiane. Elle le reconnaît directement et l’a cherché pendant des années. On en apprend plus sur le père de Wern et son oncle, deux frères que tout oppose.

Tous les secrets de cette famille allemande finissent par être percés et la vérité rétablit. Une certaine pression est présente jusqu’aux dernières pages. La fin est à la hauteur du reste de la narration. Un livre qu’une fois commencé, on ne lâche plus. On se laisse vite emporté par le contexte historique et la quête de vérité de ce personnage aux origines à percer.

Bonne lecture ,

Anaïs

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3 réflexions sur “Le dernier des nôtres – Adélaïde de Clermont-Tonnerre

    1. oui c’est exact, j’avais du prendre un livre sans le fameux bandeau 🙂 Ça montre bien que je ne fais pas de recherche avant d’écrire (à corriger ^^) Il se lit tout seul, tu me donneras ton avis 😉

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